Marie à tout prix

Marie, rêveuse et voyageuse essaie d'être heureuse...

09 octobre 2009

Pour contrecarrer le message d'hier

Preuve en est aujourd'hui que je ne passe pas ma vie dans les pots : il est 19h, je suis toujours au travail plongée dans des cas d'une complexité juridique effrayante alors que j'avais pris mon après midi...

Et en plus, je vais devoir ramener mes cas à la maison...

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08 octobre 2009

Que choisir ?

Quand tu es fonctionnaire, tu es obligée de choisir tes priorités : jeudi prochain, j'ai deux pots à la même heure...

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06 octobre 2009

Peut être un peu trop ?

Cette nuit, j'ai rêvé que Pénélope Jolicoeur était triste parce que sa voisine du dessus Margaux Motin déménageait...

Faut que j'arrête les blogs...

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13 septembre 2009

La parisienne II

Rentrée de vacances vendredi soir très tard, une des premières choses que j'ai faite samedi, c'est d'aller acheter des pates et aller chercher mon dossard pour la Parisienne.

Alors ce matin, en sortant à 8h30 de chez moi, je me sentais bien seule. Et ça a duré à peu près 10 secondes, le temps de m'apercevoir que rien que dans ma rue, on était 3 jeunes femmes à s'être levées à l'aube pour aller à cette course.

Et le métro était blindé. Blindé de nanas se rendant elles aussi à la course.

Alors pour être honnête, j'ai flippé grave, j'en ai bavé, mon résultat est catastrophique mais I dit it ;-)

Et j'en suis pas peu fière.

Ps : dans la semaine, je vous raconte les vacances.

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15 juin 2009

Loupé !

Ce matin, alors que j'étais tranquillement aux toilettes à mon travail, le pantalon en bas des jambes, mes yeux se sont attardés sur mes jambes. Pas parce qu'elles étaient belles ou magnifiquement épilées ( oui, les princesses font aussi pipi et ont des poils). Mais parce que j'avais une tâche sur le mollet gauche.

Je me suis donc demandée comment cette tâche jaune orange digne d'un bleu en fin de vie avait attérie là. Je me suis repassée en boucle ces trois derniers jours et rien qui me rappeler de quoi créer un bleu. Surtout un bleu avec une forme très bizarre, genre bulle de BD.

Quand je me suis soudain rappeler que j'avais voulu tester hier et pour la première fois de ma vie l'autobrozant. Oups, j'avais du faire un léger raté. Puis j'ai regardé l'autre jambe. Horreur et damnation...

Pourtant, j'avais suivi à la LETTRE les consignes de mon dernier cosmo à savoir que je m'étais bien gommée et épilée les gambettes la veille et que j'avais choisi un spray car il y a moins de risque de démarcation (qu'est ce que ça aurait été alors) et clair pour ne pas créer trop de contrastes avec mes jambes de scandinaves (pour la couleur, parce que le reste...)

Avant je ne pouvais pas me mettre en jupe parce que j'avais les jambes trop blanches, maintenant c'est parce que je suis tachettée d'orange.

La vie est une chienne !

EDIT : j'ai testé la méthode de Londoncam à savoir gommer avec un gant en crain les démarcations. ça marche impec. Aujourd'hui j'ai donc pu mettre mon pantalon knicker et afficher mes gambettes. Moda en taillissime mais moda quand même ;-)

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16 mars 2009

Bric à brac

Il y a quelques jours, je racontais que je rangeais mon bureau pour préparer mon changement de travail.

            

Hier, je me suis attaquée à mon casier dont je ne me servais plus depuis quelques temps. Et j’y ai découvert une véritable caverne d’Ali baba.

  • Un pantalon et un tee-shirt de sport ainsi qu’une serviette (la dernière fois que je suis descendue à la salle de sport de la Tour remonte à plus de 3 ans. Mais je vous rassure, ils étaient propres.

  • Une jupe et deux paires de collant

  • Un foulard

  • Une paire de gant de compèt (prêtée par ma copine Sophie et jamais rendu du temps où jeunes fonctionnaires, on testait notre résistance au froid en nous obligeant à vivre un an à Metz)

  • Une paire de chaussettes neuves ( complètement oublié que je les avais…)

  • Un pot à fleur d’une plante Ikéa qui a réussi à vivre deux jours ( on ne se moque pas…c’est pas ma faute, c’est la clim…)

  • 6 Cd et 3 DVD (non, je ne regarde pas de DVD au boulot. Je les prête à des collègues et j’oublie de les ramener après à la maison)

  • 3 bouquins (idem)

  • une bonne quinzaine de magazine dont certains n’existent même plus à la vente. Non, je ne lis pas des magasines au boulot mais sur le chemin, pour oublier les transports oui

  • Des recettes de cuisine

  • La boite de mon premier MP3 (à l’époque, je le chargeais du taf car je n’avais pas d’ordi chez moi.)

  • Des fournitures pour le premier swap que j’ai fait ( c’était pour Mlle Maupin et j’avais cherché pendant longtemps chez moi ce fil acheté à Loisirs et Créations pour faire sa guirlande)

  • Des fiches de paye (je trouvais aussi qu’il en manquait…) et une évaluation

  • La liste de ce que je devais faire avant mon départ pour La Martinique pour le travail en décembre 2007 : que des trucs super importants. Non pas « ne pas oublier le dossier X » mais « prendre rendez-vous chez l’esthéticienne pour épilation… »

  • Un fluide hydratant

  • Un masque purifiant…

    Et vous, vous ramenez aussi la moitié de votre maison au travail ?

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04 mars 2009

Oh punaise !

Je viens de vivre une expérience douloureuse, et de mon fait en plus.

Certains avaient déjà essayé par le passé et j'en avais été choquée, trés choquée même. Alors pourquoi moi aussi je le fais ? Qu'est ce qui se passe dans ma tête ? Où est le problème ? Mais pourquoi ? Pourquoi tout à l'heure, au téléphone, je me suis présentée en disant : Bonjour, c'est Madame à tout prix ?

Moi je dis, c'est le début de la fin. Je me prends aussi pour une adulte, peut être même avec des responsabilités à même pas encore 28 ans, c'est un comble quand même ?

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02 mars 2009

Changement

J’ai eu la chance de commencer ma vie professionnelle sur un projet d’envergure national. De ce dont vous avez entendu certainement parlé à la télé sans vous douter que derrière, y avait moi. Bon, ok, j’étais loin d’être toute seule. On était à peu près 250 sur ce projet. Mais de juriste, qu’une seule.

Et puis fin du projet un matin après avoir travaillé 30 heures d’affilé. Sensation bizarre. Sensation de vide et depuis je m’ennuie. Dingue. Une fonctionnaire qui rale parce qu'elle n'a pas de travail. Ben oui, ça existe. C'est très long les journées quand tu n'as quasiment plus rien à faire alors qu'avant, tu esperais juste que le téléphone ne sonne pas pendant, allez, soyons, fou, 30 minutes.

Bref, j’attends la suite. Pas tellement de façon passive puisque je ne suis pas de celle qui pense que ça va vous tomber tout cru dans la bouche. Et ben, finalement, si, parfois, ça tombe tout cru dans la bouche. Votre réputation, le bouche à oreille se sont baladés dans les couloirs, ont circulé dans les étages et on vient vous chercher pour un nouveau poste avec des challenges encore plus importants.

Quand on souffre du syndrome de l’imposteur comme moi, ben, j’avoue, ça fait du bien. Ma côté de confiance en moi remonte d’un cran.

Alors, ça va être difficile. Ça va être sensible voir très sensible mais comme pour mon projet actuel, je pourrais dire : « c’est moi qui ait contribué à le faire ».

En ce moment, je range, je vide, je jette car dans 4 semaines, je change de travail ;-) 

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17 novembre 2008

Déception

Hier en début de soirée, mon amoureux s'est vu contraint de m'amener aux urgences. Rien de très grave mais il est parfois difficile d'attendre 24 heures pour voir un médecin.

La dernière fois que j'y étais allée, j'avais 6 ans et une suspicion de méningite. Évidemment, j'étais passé en top priorité. Là, je me doutais que les choses allaient être un peu différentes et nous nous apprétions à attendre quelques heures.

La seule chose qui nous remontait le moral était que nous allions peut être tombés sur Doug Ross (même s'il est pédiatre) ou Carole Hattaway.

Au final, on n'a à peine attendu à peine 20 min mais du coup, on a été puni : ni Carole Hattaway ni George Cloney sont venus me soigner ;-( Oui, on sait que c'est une série et que nous n'étions pas au count county mais le fantasme des hommes relatifs aux infirmières et celui des femmes relatifs au médecin, il est bien né quelque part ? Et bien, apparemment pas des urgences du 95 ;-(

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12 novembre 2008

La maison de mon enfance

Petite, mes parents vivant en appartement en région parisienne, nous étions très souvent fourrés dans la maison de campagne de mes grand-parents au cœur du Perche. Ils habitaient dans une ville moyenne à 30 km de là mais avaient décidé en 1970 (enfin surtout mon grand-père) d’acheter une petite maison en pleine campagne avec un grand terrain.

Pourquoi celle là plutôt qu’une autre ? L’occasion a fait le laron. Les voisins étaient des cousins éloignés. C’est comme ça qu’ils l’avaient repérée.

A l’époque on était encore loin des magnifiques résidences secondaires que les parisiens ont dans le coin actuellement. Ma mère se rappelle encore avec effroi qu’au début, les toilettes étaient dans le jardin et que la salle de bain était en fait un baquet derrière la maison. A ma naissance, quelques menus travaux avaient déjà été réalisés. Enfin, il y avait des toilettes et une salle de bain.

Mais toujours qu’une seule chambre.

Or chez ma mère, ils sont huit enfants. Quasi tous mariés avec des enfants. Ça manquait donc un peu de place. Mais on s’en fichait. Mes grand-parents dormaient dans la salle derrière un rideau et ma première activité après m’être réveillée consistait à courir dans leur lit pour me mettre entre eux deux. Déjà bavarde. Je me rappelle que mon grand père prenait ma peluche et la faisait parler.

Après nous nous mettions autour de la grande table de ferme pour prendre un petit déjeuner. Le lait venait de la ferme d’à côté (donc du vrai lait entier) et nous trempions allégrement nos tartines de rillettes dans notre boisson chaude. Quoi ? Oui, moi aussi, ça me dégoûte mais à l’époque, je faisais juste comme mon grand-père et je crois que j’aimais ça.

S’en suivaient des journées où nous courrions dans les champs de maïs (jusqu’au jour où ma grand mère me dit qu’il y avait des vipères), à donner à boire aux veaux de la ferme d’à côté, à manger de la semoule et du riz au lait (ceux de ma grand-mère sont une tuerie). C’était aussi les rires des enfants et des moins grands devant les pitreries de mon grand père, la tente dans le jardin pour en héberger quelque uns, les tours de vélos avec des engins tous plus pourris les uns que les autres, la vaisselle qu’on faisait dans le jardin dans des grands bacs, les voitures qu’on nettoyait toujours à cette occasion là et les batailles d’eau qui en découlaient, les lapins qu’on nourrissait avant de les tuer, les vaches qu’on aidait à vêler, les chamailleries avec mes cousins pour savoir qui tiendrait le bidon de lait au retour de la ferme …

Autant dire,  que d’excellents souvenirs.

A la mort de mon grand-père, de nouveaux travaux ont été effectués. On est passé à deux chambres (le luxe) et les plafonds ont été grattés laissant découvrir de magnifiques poutres.

Malgré la qualité de confort, ce n’était plus pareil. Le patriarche n’était plus là. Mais j’y ai encore passé beaucoup de temps. Des fois, une semaine entière seule avec ma grand-mère pour me requinquer, toujours ravie de retrouver des habitudes tenaces de plus de 20 ans comme d’aller le lundi à Mamers pour le marché (une institution le lundi à Mamers) ou de faire des gâteaux à la peau de lait.

Aujourd’hui, ma grand-mère est en maison de retraite. Elle n’a donc plus besoin de deux maisons. La maison de mon enfance est donc en  en vente.

Ce matin, je suis allée la chercher sur Internet. Pas moyen de cliquer sur « autres photos disponibles », il n’y en a qu’une. Moi j’en ai plein. Dans les albums photos de ma mère et dans ma tête. Des photos du bonheur.

Qu’est ce que je ne donnerai pas pour avoir 160 000 euros.

La maison a été vidée il y a plusieurs mois, et le bidon de lait… c’est moi qu’il l’ait !

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