Marie à tout prix

Marie, rêveuse et voyageuse essaie d'être heureuse...

05 mai 2008

Solution

Vendredi soir, je me regarde dans la glace, je grimace devant mon reflet et je me dis qu’il faut vraiment faire quelque chose.

Samedi soir, je me regarde dans la glace et je me dis que j’ai bien fait de passer cette journée entre boutiques et coiffeur…

Il faut parfois bien peu de choses pour me rendre mon (joli) sourire…

Quoi ? Qui a dit dans le fond que mon banquier, il n'allait pas trouver que c'était bien peu de choses de degainer autant sa carte bleue...

Même pas peur de lui...parce que mon banquier, c'est mon père...;-) Il suffira que je lui demande s'il trouve que sa fille est belle avec ses nouvelles chaussures et sa nouvelle coupe de cheveux pour qu'il oublie le prix de tout ça...Je sais, c'est injuste...

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29 avril 2008

Un petit nouveau parmi nous

Ami lecteur, je voudrais te présenter une personne qui commente ici. Pourquoi cette personne plus qu’une autre ?  Parce que lui me connaissait bien avant le blog. Quelques autres de mes amis sont au courant de ce petit espace mais  c’est le premier à me laisser un commentaire. D’ailleurs, les autres aussi ont le droit de se faire connaître. Oui, toi. Et toi…

Je vous présente donc Yann, fidèle camarade de classe qui m’a permis de passer une année de maîtrise des plus sympathiques à Nantes ( avec d’autres aussi mais ils ne viendront pas ici, donc pas la peine de les citer tous …)

Mon voisin de droite pendant toute l’année.  Non, il ne vote pas à droite. Il était juste situé à ma droite pendant les cours ce qui nous a valu quelques fous rires. Bizarrement, le prof d’économie rigolait moins, lui…

A l’époque nous préparions les concours de la fonction publique et notre vie « d’adulte ». Quand nous serions grands (soit à 27 ans), nous serions mariés, moi je travaillerai à l’ambassade de France à Cuba et lui s’occuperait de nos jumeaux. Il emmènerai la petite fille à la danse et le petit bonhomme au rugby, tout ça dans notre décapotable américaine. Et si jamais notre copine Natalia (qui elle siégeait le rang juste devant nous) n’arrivait pas à avoir un concours, nous l’embaucherions comme femme de ménage, généreux comme nous pouvions l’être.

Oui, nous nagions en plein délire mais il fallait bien s’occuper entre un cours d’économie, de droit ou de culture générale.

Quelques années plus tard, nous sommes bien loin de tout cela. Mais l’amitié malgré les kilomètres reste. Hier, après plusieurs mois de silence, nous avons passé 2 heures au téléphone, en international. Même pas peur, enfin surtout lui. parce que c'était son appel. Il me connaît :  rester 15 mn au téléphone, je ne sais pas faire.

La soirée fut donc dès plus agréable, surtout après avoir passé 2 heures au commissariat ( je vous raconte ça plus tard…). Et je crois que je peux dire que même si nous sommes loin de Cuba, nous sommes heureux tous les deux dans nos vies ;-)

Pour lire ce qu’il a écrit, c’est par ici…Ok, son premier commentaire était pour dire que les filles étaient très compliquées mais on ne t’en tiendra pas rigueur si la prochaine fois, tu écris que nous sommes parfaites.

A bientôt Cariño

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24 avril 2008

Des hauts et des bas !

imagesTu te rappelles peut être lecteur de cette pub il y a 2-3 ans dans le métro.

« J’ai des hauts et des bas.

J’aime tes mi-bas »

Ok, elle était nulle mais avait fait énormément rire mon meilleur ami après une soirée que nous avions passé tous les deux et qui avait été bien arrosée (comme d’hab, quoi)

Bref, je te parle de cette pub pour évoquer un sujet qui me tient à cœur au mollet : les mi-bas.


Si tu as comme moi le mollet protubérant (évidemment dues à mes longues années de pratique de la danse et pas à mes 15 kilos en trop) et que tu fais de la rétention d’eau (suis glamour comme fille), tu seras toi aussi intéressée par le sujet.

J’utilise au moins 4 fois par semaine des mi-bas pour mettre avec mes petites chaussures pour le travail. J’ai bien essayé de venir une fois avec mes converses roses mais ce jour là, on m’a convié à une réunion à Matignon…Evidemment, tu ne vas pas à Matignon en converses roses. A part si tu es la fille de Fillon. Mais je ne suis pas la fille de Fillon.

Par bonheur, j’avais une autre paire de chaussures dans mon placard.

Mais, comme je n’ai pas envie de me refaire ce petit stress, je porte mes petits escarpins en semaine. 

Donc si comme moi, tu portes souvent des mi-bas et que tu as des mollets de diamètre important, tu sais que le soir quand tu quitteras tes mi-bas, que même si tu as mis tes plus beaux sous-vêtements, tu seras anti-sexy au possible. Tout ça à cause de cette vilaine marque qui te sciera le mollet en deux.

En ce moment, ça ne dérange que moi vu que ma vie ressemble étrangement à celle de Bridget Jones, Hugh Grant en moins.

Mais comme je ne désespère pas qu’un jour mon Marc Darcy arrive dans ma vie, j’ai décidé de prendre de l’avance et de chercher une solution.


Je pensais l’avoir trouvé chez Monop quand mes yeux se sont arrêtés sur des mi-bas d’une grande marque à la publicité alléchante : soit disant ils ne tombaient pas et pour autant ne serraient pas.

J’ai hésité 3 secondes et demi avant de les acheter. Et dès le lendemain, je les ai essayais.

Ma première journée avec eux a été idyllique. Ils n’ont pas glissé et le soir, je n’avais pas de marques. Il ne me restait donc plus qu’à attendre mon Marc (ou Brad ou George, je ne suis pas une fille difficile).

Puis comme je les trouvais vraiment géniale, je les ai remises (après les avoir lavées évidemment). Je pensais que je pouvais profiter de ce petit plaisir même sans Marc.

Et bien, j’ai été déçue. C’est une honte de vous faire croire que votre problème est enfin réglé alors qu’il n’en ai rien. Non, je n’ai pas eu de marques au mollet. Mais c’est normal vu que les chaussettes ont passé leur journée au niveau de mes chevilles. Encore heureux que je n’avais pas de pantacourt parce que j’aurais passé ma journée à remonter mes chaussettes, ce qui niveau glamour se situe au même niveau que le mollet coupé en deux.

Donc lecteur, si tu avais l’intention d’acheter ses mi-bas et bien que je n’aurais qu’une seule chose à te dire : « passes ton chemin ». A moins que ce ne soit ta première nuit avec ton nouvel amoureux. Dans ce cas là, tu peux investir. Mais sache qu’elles seront mono-usages…

Sur ce, je te laisse car je dois repartir à la quête du produit miracle anti-mollet coupé en deux.

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23 avril 2008

Lucia

Comme tu l'as compris lecteur, j'aime l'Espagne, ses villes, ses habitants, sa nourriture, sa langue...

J'ai la chance d'avoir un bon niveau en Castillan qui me permet de lire dans le texte.

Une des auteurs que j'ai le plus lu est Lucia Etxebarria, qui est d'ailleurs aussi très connue en France puisque presque tous ces livres sont traduits.

J'aimerai t'expliquer  pourquoi j'aime ses livres mais j'avoue que je ne suis pas douée pour cet exercice là et j'aurais peur de ne pas être assez précise. Tout ce que je peux te conseiller, c'est d'aller voir ton libraire préféré est d'acheter un de ses écrits. Le meilleur étant selon moi " Un miracle en équilibre" qui m'a valu quelques larmes mais aussi éclats de rire.

Ces dernières semaines, on entend parler d'elle car son éditeur vient de faire traduire "yo no sufro por amor", sorti il y a plusieurs années déjà de l'autre côté des Pyrénées.  Aujourd'hui, il y avait une interview de la demoiselle dans "Metro". Je t'invite à cliquer sur le lien. ça expliquera beaucoup mieux que moi pourquoi j'aime cette femme, ses livres et son pays.

C'est par là.

Bonne lecture !

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19 avril 2008

Carrie Bradshaw ?

18479019Vendredi soir, je regarde un épisode de Sex in the city.

Comme j’ai déjà vu au moins 4 ou 5 fois cet épisode, mon esprit divague et je me demande comment sera le film. Je me dis que si Carrie évolue avec son temps, maintenant, elle n’écrira plus dans un journal mais un blog.

Et là, je me demande si ce n’est pas l’envie d’être un peu comme Carrie qui nous poussent à écrire dans un blog.

Femme célibataire, vivant dans une mégalopole internationale qui fascine le monde entier, appart sympa, ayant une vie sentimentale chaotique, ayant croisé son mister Big, entourée de copines pour aller boire quelques cocktails tout en parlant de notre sujet favori : les hommes…Quelques parallèles…

Peut être l’envie de créer plus de similitude en écrivant, incliner sa vie vers la sienne qui peut parfois raisonner comme un rêve ?

Mais évidemment, je n’ai pas sa ligne, évidemment je n’ai pas sa garde robe ( je me demande ce que penseraient mes chefs s’ils me voyaient arriver en réunion affublée d’un tutu rose taille 44?), évidemment je ne possède même pas une paire de Manolo Blahnik ( je suis même obligée de googeliser le nom pour être sûre de l’orthographe), évidemment j’ai moins d’hommes dans ma vie qu’elle… mais écrire ( à mon petit niveau) avec mon  ordinateur portable sur la vie de façon plus ou moins légère (enfin surtout moins que plus), n’est ce pas un moyen de me rapprocher de ce personnage qui me ( nous ? ) fascine un petit peu ?

Se la jouer ? Rêver ? S’évader ? Se rapprocher d’un idéal qui on le sait bien pourtant n’a rien de réel ?

En attendant, pour « être » un peu plus Carrie, je ferais mieux d’ôter ma vieille couverture à bouloches qui me tient chaud pendant que je vous écris, tout comme mon vieux pyjama…

Ps : juste pour la petite histoire, c'était un des épisodes où elle est avec Aidan. Il est juste...ouahhhh. Entre lui et Mister Big, pour moi, il n'y a pas photo. J'en bave encore ;-)

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13 avril 2008

Contradiction ?

Je me rends de plus en plus compte à quel point je peux être contradictoire.

Quelques exemples :

  • J'aime vivre dans un appartement propre et rangée et pourtant…je suis bordélique;

  • J'aime me sentir jolie, pomponner et pourtant…je ne prends pas le temps de le faire;

  • Je veux économiser des sous et pourtant…je n’arrête pas de dépenser;

  • J'aime voyager avec mon sac à dos et mon lonely planet et pourtant …je rêve de dormir dans un palace à l’autre bout du monde;

  • Je veux perdre 15 kilos et pourtant…jamais je ne dis non à un fondant au chocolat;

  • Je critique certains collègues qui passent trop de temps en coup de fil perso ou pauses clopes et pourtant…je passe voir vos blogs beaucoup plus que nécessaires dans la journée;

  • J'aime quand je fais plein de choses le week-end et pourtant… je décolle rarement avant 15 h;

  • J'aime sortir et pourtant...il m'arrive de refuser juste pour le plaisir de rester alone chez moi;

  • J'adore pouponner et pourtant je ne me sens pas prête du tout à devenir maman;

  • Je rêve de voyager toute seule et pourtant...ça me file tellement la trouille que je n'ai jamais franchi le pas;

  • Je me dis tolérante et pourtant...je m'énerve dès que je parle politique avec quelqu'un qui ne vote pas comme moi;

  • J'aime les films autre que les comédies ou comédies romantiques et pourtant…si je vais seule au cinéma mes choix vont toujours vers ce genre de film; 

Cette liste est loin d’être exhaustive. ça m'effraie presque. Vous êtes comme ça vous aussi ?

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10 avril 2008

Euskadi, le retour

MAULEON_AVRIL_2008_006En fait, je suis rentrée depuis lundi. Mais il me fallait bien trois jours pour me remettre aux habitudes parisiennes après avoir fait le vide et pris des grands bols d'air pur.

Je t'avais ramené quelques photos, histoire que tu sois jaloux. Ben, oui, pendant que je me baladais en pull à Saint Jean de luz tout en mangeant un gateau basque ( aux cerises noires bien sur, celui qui ose dire que celui à la crème est meilleur est prié de sortir de suite), toi tu ressortais ta doudoune et tes bottes de neige pour aller travailler !

Malheureusement, tous mes efforts ne sont pas récompensés et ça fait juste un truc moche. Donc tu devras imaginer la côte escarpée à Socoa, la neige à Iraty ( y a pas que du fromage), la vue sublime depuis ma chambre...

Faut que j'arrête d'écrire, parce que ça me donne un peu trop envie d'y retourner !

Ps : j'ai quand même réussi à mettre une photo prise sur le chemin de randonnée entre Hendaye et Saint Jean de Luz ( oui, je l'ai fait en entier, soit 15 km ;-))

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31 mars 2008

Quelque part après Bordeaux...

imagesLe Pays Basque pour moi, c'est : le sourire quand tu montes dans le train parce que tu sais ce qui t'attends là bas, la maison de mes parents avec ses colombages rouges tellement typiques de la région, la piperade de l'amanie que je mangerai même si je sais qu'après j'aurais mal au ventre, les montagnes à perte de vue depuis ma chambre, les balades au bord de mer, les tapas à San Sebastian, les espadrilles, une promenade à Saint Jean de Luz, la possibilité de croiser Bixente Lizarazu à chaque carrefour, l'excitation dès que je passe la frontière espagnole, les pancakes à la plancha le matin et le soir, du lomo, l'accent des gens du coin, leur gentillesse surtout, les piments à Espelette, les frontons dans tous les villages, les chemins de randonnée avec des vaches au milieu, des pélerins en route vers MON Saint Jacques de Compostelle qui font escalle à Saint Jean Pied de Port, les achats d'alcool pour moi et de cigarettes pour les collègues, des nuits de 10h, des gateaux fait avec la petite fille des amis de mes parents, des bons moments tout simplement...

Aujourd'hui, je souris. Plus qu'une nuit et j'y suis.

Je vous laisse pendant une semaine, pas de bêtises ici...

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30 mars 2008

Cette semaine, en cuisine...les muffins olive-jambon

Cette semaine, cette semaine ... c'était plutôt la semaine d'avant. Mais entre le boulot où chaque seconde de mon temps était comptée et les soirées sport, je n'ai pas eu le temps de vous donner des nouvelles.

Donc le week end dernier, j'étais invitée à un apéro chez ma soeurette. J'avais donc décidé d'ammener des muffins olive-jambon, recette encore jamais testée et trouvée sur marmiton.

Préparation : 5 min
Cuisson : 20 min

Ingrédients (pour 12 gros muffins) :

Mélange sec :

- 225 g de farine
- 2 cuillères à café de bicarbonate de soude (facultatif)
- 1/2 sachet de levure
- 1 cuillère à café rase de sel fin

Mélange humide :

- 2 oeufs
- 80 g de beurre fondu
- 1 yaourt nature
- 1 trait (2 cl) de lait

Garniture :

- 250 g de jambon
- 80 g d'olives vertes égouttées (compter 3 olives par muffin)
- 1 cuillère à soupe de moutarde
- 1 cuillère à café de romarin haché
- 1 cuillère à café d'origan


Préparation :

Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients du mélange sec.
Dans un second saladier, casser les oeufs et les battre un peu.
Ajouter le beurre fondu, le yaourt, le lait; bien mélanger.

Ajouter ensuite la garniture au mélange humide : la moutarde, les herbes, puis le jambon en petits dés et les olives vertes en rondelles; et mélanger.
Verser d'un coup le mélange sec dans le mélange humide, et mélanger très peu à la cuillère (des grumeaux restent, c'est normal).
Remplir le moules à muffins (graissés s'ils ne sont pas en silicone) aux 3/4, et enfourner 20 min à Th 6-7 (190°C).
Servir bien refroidis, en apéritif ou en entrée.

Et voilà le résultat :

                        appareil_photo_sans_carte_002

Ce qu'ils en ont pensé : Personnellement, je trouve que ça ne valait pas trop la note 5 sur marmiton. Certes, c'était bon mais pas autant que je l'aurais espéré. Pour moi, cela aurait mérité d'être cuit un peu plus mais ma soeur, son copain et une anonyme dont nous ne citerons pas le nom ici ont beaucoup aimé. Je vous laisse donc essayer et me dire ce que vous en pensez. 

   

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23 mars 2008

Voyage, voyage

20379222_mJ’ai reçu un tag de Londoncam créée par Mlle Fleur de Palmier, elle-même .

Les règles :

"Si la patate t’arrive dans les mains (ou sur l’écran on va pas chipoter) à toi de nous raconter :
- ta pire expérience dans les transports,
- celle qui t’a fait sourire, parce qu’il faut mieux rire que pleurer dans certains cas!
- le mode de transport le plus original que tu aies pratiqué, celui dont tu souviendras longtemps par sa particularité, son originalité

Bien entendu à la fin tu relances la patate à qui tu veux, je suis pas bien méchante je n’impose pas de nombre de victimes."

C'est parti. Bon courage car c'est un peu long!

Ma pire expérience : je me suis rendue compte que j’avais eu plusieurs fois très peur sur la route mais celle-ci est peut être la pire car j’étais au volant.

Il y a un an, je passe avec l’ex-amoureux 24h à Samos, petite île à 10 km de la Turquie. On décide (enfin surtout moi) de louer une voiture car comme nous ne restons qu’une journée et je n’ai pas envie qu’on perde trop de temps à attendre les bus et autres.

Nous louons une toute petite voiture, genre la twingo, c’est gros à côté.

Deux routes pour nous mener à Pythagore ( ça ne s’invente pas !) Nous décidons de partir sur la côte. On prendra celle par les terres au retour.

Nous suivons la route et tombons sur un petit port magnifique mais qui s’avère aussi être un cul de sac. On demande notre route au seul restaurant ouvert. Ça a l’air simple. «  Vous verrez une route sur la gauche, pendant 2 km la route est mauvaise et après c’est bon ». On repart et on voit une route à gauche. Effectivement, la route est mauvaise. Plus on monte, pire c’est. Je précise que je conduis car l’ex amoureux a bien son permis mais l’utilise tout au plus 10 minutes par an. Plus ça va, moins ça va. On roule à 5 km/heure sur une route de terre avec d’énormes cailloux au milieu. C’est plus un 4x4 dont on aurait eu besoin. Je fais du slalom entre ces pierres. On croise en tout et pour tout en une heure 2 voitures, évidemment des camionnettes bien plus adaptées. Je crois qu’on n’y arrivera jamais. Je transpire, je commence même avoir les larmes aux yeux quand j’entends du bruit bizarre. Je pense qu’on a cassé la voiture car quand je tourne le volent, cela fait un bruit épouvantable. Je me dis qu’on va rester là sur un chemon grecque pendant des heures. Et puis, miracle, on retrouve une route normale. On doit arriver à Pythagore. Ah, non, on a fait une boucle. On est revenus à notre point de départ. Autant dire qu’après, on a pris la route par les terres refaite l’année précédente par l’union européenne.

Celle qui me fait sourire : Barcelone, été 2003 avec une amie. Nous prenons un train pour rentrer à Perpignan où nous attendent des amis de mes parents.

Le train qui relit Barcelone à la frontière est un mélange de travailleurs des villes alantours et de touristes sans le sous venant de toute l’Europe. Nous discutons avec un catalan rentrant chez lui quand nous nous rendons compte que ça fait un petit moment qu’on est arrêté dans une gare. Tellement que le petit iguane dans notre wagon commence à avoir froid avec la clim. Oui, un iguane dans un train de banlieue catalan.

Au bout d’un moment, on nous annonce un feu dans les Pyrénées. De fait, le train ne peut pas passer. Tout le monde commence à parler. On redémarre pour la gare suivante où nous attendent des bus. C’est un peu le bazar. Il me semble qu’il y a assez peu de bus pour tenir tout ce monde. On a chaud ( été 2003 : canicule !) A un moment, un monsieur dit «  Para Francia, a la izquierda, para España, a la derecha ». Des italiens demandent où ils doivent aller, de même pour des suisses. Le monsieur reprend «  Para Europa, a la izquierda. Para España, a la derecha ». Je monte dans un bus. Il ferme les portes. Euh, mon amie est dehors. Je ressors. Ensemble jusqu’au bout. On attend d’autres bus. Ah, un autre. On monte toutes les deux mais il y a un monsieur devant moi et seulement 2 places dans tout le bus. Je suis en train de me dire qu’il va falloir redescendre encore une fois quand j’entends les italiens au fond du bus dire au monsieur qu’il doit descendre car on est avec eux. Evidemment, on ne les connait ni d’Eve, ni d’Adam mais on ne va pas les contredire. Le monsieur redescend. Je me retrouve assise à côté d’un allemand pendant que mon amie se retrouve sur la banquette du fond avec 4 italiens qui n’arrêtent pas de lui parler. Elle est morte de rire car elle ne comprend absolument pas un mot. Mais qu’importe, le moment est agréable.

On arrive dans une gare pour prendre un train puis encore un autre à la frontière. L’espacement entre les rails n’est pas le même entre la France et l’Espagne. La SNCF a bien fait les choses et plein de dames habillées en rouge aident les pauvres passagers à 22h passée. Evidemment, tout le monde a loupé son train. Nous avons plus de 3 heures de retard. Pour Perpignan, merci de monter dans le train pour Metz. Metz, pff, qui pourrait avoir envie d’aller là bas. On arrive à 22H30 à Perpignan, avec le sourire car ce voyage nous aura permis de parler avec des catalans, un allemand et des italiens.

Pour la petite histoire, un mois après, on m’appelait pour aller en formation pendant un an à Metz ;-)

La  plus originale : Toujours avec ex-amoureux, en Jordanie cette fois. A Petra, beaucoup de touristes font un tour de chameau. Ça me tente bien mais je n’aime pas trop le côté « touriste » de la chose alors je m’abstiens et traverse le site avec mes petits pieds. Deux jours après, nous sommes dans le désert du wadi rum tous les 2 et le chauffeur de la Jeep. Nous nous sommes arrêtées pour faire un peu d’escalade quand un chameau et son propriétaire apparaisse. Il me propose de m’emmener jusqu’au prochain site avec son chameau. Là, j’accepte. L’ex amoureux part avec la jeep. Et moi, je reste au milieu du désert seule avec ce bédouin bien assise sur le chameau. J’ai totalement confiance. Je profite juste à fond de ce moment. Rien à des km. Juste des paysages magnifiques et le silence. C’est à la fois mon moyen de locomotion le plus original mais surtout l’une de mes plus belles expériences de voyage. J’ai juste trouvé que c’était trop court. L’ex amoureux m’a quand même pris en photo quand je partais. Oui, au début de l'article, c'est moi!

Je passe ce tag à Sofiso et à Gwaelle, deux voyageuses qui ont je suis sure plein de choses à raconter !

Posté par marieatoutprix à 21:33 - Et moi, et moi, et moi... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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